Harry Crews – La malédiction du gitan

Harry Crews - malediction

Pour la petite histoire, appelez-moi Marvin Molar. Je dis de m’appeler Marvin Molar rapport que c’est pas mon vrai nom. Seulement celui que je me donne. Mon vrai nom je le connais pas. Personne le connaît. Enfin, si, mais eux je sais pas où ils sont. C’est Al Molarski qui m’a élevé et qui m’a nommé Marvin, et son nom c’est tout ce que j’ai. Mais j’ai laissé tomber le « ski » et je m’appelle Marvin Molar. Je me suis dit que j’avais assez de trucs contre moi, j’allais pas en plus passer pour un Polack. C’est de là qu’il est, Al.
J’habitais en haut dans une suite de piaules par-derrière, au Fireman’s Gym, avec Al et un gars de Géorgie nommé Leroy, et aussi un ancien boxeur de soixante-dix ans du nom de Pete, un nègre pas mal sonné du cerveau. Le môme s’occupait de nettoyer le gymnase tout en faisant mine de s’entraîner pour le prochain combat. Le nègre faisait le chauffeur et causait tout seul. Moi je faisais de mon mieux à grappiller les petits cachetons aux galas du Rotary Club, dans les centres commerciaux et

© Harry Crews, La malédiction du gitan, traduit de l’américain par Philippe Garnier, éd Folio

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